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Projet scénarisé par Parno, en collaboration avec Antoine Arnaud
 


Techniques et partis-pris

Graphisme

Les planches sont réalisées sur papier aquarelle en 34x48cm, à l’encre de chine, plume et pinceau. Les rehauts de blanc sont faits à l’acrylique.

Nous avons opté pour une approche noir et blanc qui rejoint nos préoccupations (photo N&B pour le scénariste, travail de la lumière pour le dessinateur). Par ailleurs ce parti pris permet de mieux rendre l’atmosphère urbaine, chargée de mystère du monde dans lequel se déroule cette aventure.

Le choix de papiers et d’encres à ton chaud mariés à la tonalité très froide de l’acrylique donne en réalité des images polychromes, avec des ombres tirant sur le sépia et des hautes lumières presque bleutées, comme on peut le voir sur certains tirages photo argentiques traités en “split-toning ».

Scénario

D’un point de vue technique, le scénario dans sa forme actuelle est découpé en plans (cases) et scènes. Le découpage par planche doit se faire dans un deuxième temps, en collaboration entre le scénariste et le dessinateur. Cette approche permet plus de souplesse dans l’interprétation des indications scéniques et une liberté permettant d’explorer de multiples formes de mise en page.

Intention

Nous avons voulu construire un univers daté, mais avec une interprétation libre de nos références historiques. Nous nous sommes inspiré à l’évidence de la première moitié du XXe siècle, mais en mélangeant joyeusement les époques : années 1900, années 30, années 50. On y a ajouté des objets très contemporains (par exemple, téléphones cellulaires ou ordinateurs personnels), transformés par un traitement du design correspondant au début du XXe siècle.

On aimerait que se dégage de l’ensemble une impression de futurisme désuet, produisant un effet exotique. L’idée est de mettre en scène des problèmes et des comportements très actuels dans ce contexte décalé, afin de mieux les mettre en lumière, selon la stratégie des Lettres persanes.

L’âge des corbeaux traite de notre obsession de la popularité, nos « quinze minutes de célébrité », comme disait Andy Warhol. On aimerait pouvoir rayonner à partir de ce premier épisode, pour traiter d’autres thèmes dans la même veine, en accompagnant certains des personnages déjà présent dans cette histoire : par exemple, Philémon Janvier, le chauffeur de taxi ou Auguste Ventraterre.